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GURU PURNIMA - Fête du Guru

Evénement 

GURU PURNIMA - Fête du Guru
Titre:
GURU PURNIMA - Fête du Guru
Quand:
dimanche 30 juillet 10:30 - 12:00
Où:
Centre Védantique Ramakrishna de Gretz - Gretz
Catégorie:
Célébrations

Description

PROGRAMME

10h30 : Puja - Le culte est célébré par Swami Veetamohananda

12h00 : Déjeuner - Repas végétarien

Entrée libre ; une participation est demandée si l’on s’inscrit pour le repas : 12,50 €, s’inscrire à l’avance par email: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


POUR QUELLE RAISON AVONS-NOUS BESOIN D'UN GOUROU ?

Le véritable gourou est celui qui éveille en nous la divinité latente et permet l'union de l'esprit individuel à l'esprit suprême. Il aide l'aspirant à fixer son mental sur sa divinité d'élection grâce à la méditation qu'il a pratiquée lui-même et mise en œuvre dans sa vie. Pour le débutant, la vie spirituelle est un territoire totalement inconnu et, avant de s'y aventurer, il a besoin de la direction de quelqu'un qui l'a déjà parcourue et qui puisse illuminer la voie choisie par le disciple de la lumière de la connaissance.

Le mot gourou vient de deux syllabes, « gu » signifiant « obscurité » et « ru » signifiant écartement.

Il ne suffit pas, pour l'aspirant, de choisir un idéal et d'apprendre dans les livres une technique de méditation. Une telle tentative n'engendre pas la foi et produit davantage de confusion. Le gourou ne donne pas seulement des informations : il infiltre la foi chez le disciple. La foi n'est pas une simple croyance. C'est l'orientation de l'âme vers le but ultime. C'est l'éveil du sommeil de l'ignorance. Cette orientation, cet éveil, ne se produisent que lorsque les paroles ardentes, prononcées par un précepteur expérimenté, touchent et enflamment le cœur de l'aspirant. La foi d'un débutant dans la vie spirituelle est rarement stable, elle monte et baisse. La continuité de l'inspiration et de la pratique est coupée par des périodes de découragement, de sécheresse et de désespoir, etc. Seul le gourou peut aider en de telles périodes de crise.

La nuit obscure de l'âme, comme on l'appelle, peut être due à l'absence d'un gourou compétent. La plupart des aspirants sont trop inexpérimentés pour comprendre les façons de faire de leur propre mental et les pièges sur le chemin de l'effort. Une pratique intense libère souvent des forces que les aspirants ne savent pas manipuler. S'amuser avec les pouvoirs cachés du mental et du psychisme est aussi dangereux que de jouer avec le feu.

La seconde fonction du gourou est d'éveiller le pouvoir de l'intuition spirituelle chez le disciple. L'hymne, bien connu, au gourou parle du précepteur comme de celui qui ouvre l'œil du disciple, aveuglé par l'ignorance, en appliquant le collyre de la connaissance. Nous sommes capables d'ouvrir nos yeux extérieurs. L'instructeur ordinaire ouvre le mental ordinaire. Le précepteur spirituel ouvre « l'œil intérieur », « l'œil divin », le pouvoir d'intuition endormi en chacun de nous. Cet œil intérieur ne peut être ouvert que par le pouvoir spirituel, « l'impulsion animatrice » comme l'appelle Swami Vivekananda. Cette impulsion animatrice ne peut venir des livres. L'âme ne peut la recevoir que d'une autre âme. Nous pouvons étudier dans les livres toute notre vie, nous pouvons devenir de grands intellectuels sans jamais développer en nous aucune spiritualité. La personne qui détient un tel pouvoir d'impulsion est appelée gourou ou instructeur, explique le Swami.

Comment le gourou peut-il transmettre cette impulsion animatrice au disciple ? Il le fait par un processus appelé « diksha » ou initiation. Il y a trois sortes d'initiations. La première est le mode ordinaire et consiste à communiquer un mantra au disciple. Le disciple doit le répéter avec foi et pureté d'esprit. Cette pratique développe graduellement la potentialité spirituelle.

Dans l'initiation du second type, le gourou transmet le pouvoir directement par le toucher ou le regard.

La troisième méthode est la plus rare, le gourou donne l'illumi­nation la plus haute par un simple souhait. Chaque personne a trois sortes de pouvoirs : le pouvoir de connaissance, le pouvoir d'action et le pouvoir de volonté. Les trois sortes d'initiation sont faites en fonction des capacités du disciple.

L'égoïsme est l'un des empêchements les plus importants au progrès spirituel. L'insouciance est le résultat de l'égoïsme et mène à la ruine totale. Seul le véritable gourou peut guider l'aspirant. La relation gourou-disciple est pure, élevée et forte, tout reproche du gourou doit être considéré comme une bénédiction déguisée. En outre, le gourou relie le disciple à une tradition spirituelle, à une lignée de gourous.

Une tradition spirituelle commencée par une incarnation ou un sage illuminé se prolonge par la succession de grandes âmes. L’initié-e obtient une part de la connaissance et du pouvoir qui circule dans ce corps mystique constitué et lui donne une incitation à poursuivre sa recherche dans la vie spirituelle

Le culte du gourou et son fondement

Selon le védanta, le précepteur spirituel est respecté comme guide et doit faire l'objet d'adoration et de culte. Un verset de la Svetasvatara Upanishad dit : « Ces vérités spirituelles ne brillent que pour les âmes élevées, capables de manifester la même dévotion au gourou qu'à Dieu ». La base fondamentale de ce culte au gourou est rappelé par la Mandukhya Upanishad : « En vérité un connaisseur de Brahman devient Brahman lui-même ». Un gourou qui a reçu l'illumination symbolise pour le disciple Brahman, la réalité la plus haute.

D'autres considérations militent en faveur du culte au gourou. L'une d'elles repose sur la croyance dans le caractère éternel de la relation qui unit le gourou au disciple. La mort peut mettre fin à la relation entre mari et femme, parents et enfant, frères et sœurs ou amis, mais non à la relation entre gourou et disciple. Même après que le gourou a abandonné son corps mortel, il continue, au travers du corps subtil, à guider le disciple.

On dit que lorsque le gourou accepte la responsabilité d'un disciple, il ne peut pas obtenir la libération tant que le disciple ne l'a pas lui-même obtenue. On dit aussi que le gourou prend en charge les souffrances du disciple. Les péchés du disciple sont supportés par le gourou. Le Kularnava Tantra dit : « L'imperfection d'un ministre touche le roi et l'imperfection de la femme touche le mari ». De même, il est certain que les péchés du disciple touchent le gourou.

Le gourou n'attend rien du disciple excepté ses progrès spirituels. C'est pourquoi il accepte de souffrir. Le gourou agit en outre comme un canal à travers lequel la grâce divine circule. Tout le monde n'est pas ouvert également à Dieu. Dans bien des cas, l'ego et les mauvaises tendances agissent comme des barrières. Seul un gourou illuminé peut venir à notre aide. Par sa dévotion et sa consécration au service du gourou, le disciple lui ouvre son âme ; par sa compassion et sa grâce infinies le gourou accorde tout ce dont le disciple a besoin. C'est pourquoi le disciple a une dette envers le gourou quand il est libéré de tous les liens et de toutes les souffrances du monde. Cette attitude face au gourou illumine de nombreux aspirants spirituels.

Malheureusement, quand un principe, quelque grand et noble qu'il soit, devient institutionnalisé, on ne peut éviter les dérives et l'adoration peut se porter sur des personnes indignes. Aucune institution n'évite la faiblesse humaine et lé culte du gourou ne fait pas exception à cette règle. Il faut prendre garde, comme le dit le dicton, à ce que ce ne soit pas l'aveugle qui conduise l'aveugle.

Le disciple peut parfois s'attacher fanatiquement à la forme humaine du gourou et oublier le principe divin qui le transcende. Le disciple perd alors la perspective spirituelle et prend l'attitude de fixation au père, dont parlent les psychologues. Le rôle du disciple est d'acquérir la réalisation spirituelle et les qualités morales du gourou.

Enfin, le culte du gourou peut ne pas inspirer d'initiatives spirituelles au disciple se reposant sur les bénédictions du gourou, le disciple peut négliger ses pratiques spirituelles, et se laisser aller à l'égoïsme, la vanité, etc. C'est ainsi que le nombre des disciples « parasites » augmente. La multiplication des groupes et des factions peut arriver à détruire l'harmonie commune et l'intégrité de la religion.

Ces principes doivent sous-tendre toutes nos activités. Lorsque ces principes ne sont pas correctement pratiqués, toutes sortes de discordances peuvent se produire. Même un voleur doit mettre en valeur ces qualités.

Un jeune entra dans une bande de voleurs et demanda un jour au chef de bande : « Est-il possible de connaître la bonne façon de voler? » Le maître répondit : « Connais-tu une seule activité humaine qui n'est pas régie par des lois ? Dans le vol, il y a la sagesse qui fait découvrir le butin, le courage de passer à l'action, l'héroïsme pour s'enfuir, la perspicacité pour calculer les chances de réussite, et finalement la justice pour diviser également le butin entre les voleurs. Tout voleur doit posséder ces cinq qualités ».

La doctrine du sage est indispensable à l'homme de bien autant qu'au voleur. Dans la mesure où les hommes de bien sont rares et les hommes de Dieu la minorité, le bien que les sages font au monde est petit au regard du mal que font les autres. La quantité d'énergie et les moyens dépensés pour des activités destructrices sont énormes. Combien de soldats, de pilotes, de techniciens et même de scientifiques sont entraînés pour la guerre? Combien de personnes sont-elles formées à l'esprit, et rendues réceptives à l'illumination divine, à la félicité et à la paix?

Sri Ramakrishna disait : « Il doit y avoir un éveil de l'esprit intérieur afin de voir la réalité une, immuable et impérissable ». Lire et entendre parler des vérités spirituelles ne suffit pas. On doit percevoir directement la lumière intérieure.

Comment l’éveil peut-il se produire?

Un maître illuminé réalise cela pour son disciple par l'initiation spirituelle. Les rites existent dans toutes les religions : le bain, le baptême, l'aspersion d'eau bénite ou d'huile, la récitation des textes sacrés, les rituels, les cultes etc. L'ensemble de ces pratiques font du disciple un initié admis dans la communauté de ses frères et partageant les mêmes privilèges. Ces aspects formels de l'initiation sont bien différents de l'initiation spirituelle.

« Sans renaître, un homme ne peut voir le royaume de Dieu » disait Jésus. Renaître signifie passer par un éveil spirituel, cesser de s'identifier à son propre corps et se réaliser comme esprit. « Ce qui est né de la chair est chair; et ce qui est né de l'esprit est esprit ». Saint Pierre explique ainsi ces paroles du Christ : « Renaître, non d'une semence corruptible, mais d'une semence incorruptible, de la parole de Dieu qui vit et demeure à jamais ! » Le gourou est celui qui transmet la parole de Dieu. Le pouvoir de Dieu vient par le verbe, le mantra. Et, par le mantra, vient l'éveil de l'esprit.

L'initiation spirituelle harmonise le moi individuel et le moi suprême. La beauté de toute musique est basée sur la tonalité. Si le diapason est parfait, toutes les autres notes s'harmoniseront entre elles. De même, nous pouvons lire, penser et parler. Mais tout cela restera lettre morte à moins d'accorder nos âmes à la grande âme, le moi suprême.

Le pouvoir de l'initiation se manifeste seulement dans une âme pure qui a le désir ardent de Dieu. Patanjali distingue trois sortes de personnes. Les doux (mridu) ne peuvent pas supporter la rigueur des disciplines spirituelles. Les moyens (madhyama) s'efforcent davantage que les premiers. Et le type intense (tivra) s'efforce avec intensité vers la réalisation. Ceux qui appartiennent à ce type sont capables de retirer leur mental de toute distraction extérieure. Ils sont toujours conscients de la réalité divine en eux et possèdent le désir ardent de Dieu. Cette nostalgie de Dieu est la marque de la grâce divine.

Il ne suffit pas de recevoir les conseils du gourou. On doit sans cesse lutter. Le disciple doit désirer connaître la vérité de tout son cœur. L'éveil peut venir tout d'un coup pour ceux qui s'y sont préparés. Il vient graduellement pour ceux qui s'efforcent.

Quand nous sommes d'humeur joyeuse, nous transmettons cette joie aux autres. De même, un bon instructeur spirituel est capable de communiquer des vibrations spirituelles à son disciple.

Le pouvoir du mantra

Le mantra, ou nom divin, contient un pouvoir formidable. Le mantra est une masse d'énergie rayonnante. Swami Shivananda, un disciple direct de Sri Ramakrishna, dit que le saint nom est toujours efficace. Le pouvoir spirituel transmis par le mantra au disciple assure sa transformation, et un éveil spirituel s'ensuit.

Que se passe-t-il quand l'initiation est donnée par une âme développée mais incomplètement illuminée? Une âme qui n’a qu’incomplètement évolué apporte aussi un éveil spirituel si le bénéficiaire suit sincèrement la voie spirituelle. Le mantra contient en soi un pouvoir formidable. Sri Chaitanya dit que le Seigneur infuse son propre pouvoir omnipotent dans son saint nom.

Patanjali parle de la puissance de la répétition du OM et des saints noms. La répétition du mantra enlève les divers obstacles sur la voie et mène à la conscience de l'esprit intérieur. Quels sont les obstacles? La maladie, le doute, les troubles mentaux, etc. La répétition du mantra introduit un nouveau rythme, une harmonie dans la personnalité qui calme les tensions et unifie les pouvoirs de l'esprit. Un débutant sur la voie spirituelle ne peut pas comprendre le pouvoir du mantra, mais s'il le répète avec sincérité, il réalisera peu à peu son pouvoir. Il enlève toutes les brûlures du cœur. De nombreux pécheurs sont devenus purs et libres en répétant les saints noms. Les différents noms de Dieu sont Dieu Lui-même.

Comme les saints du passé nous le montrent, le pouvoir de Dieu se manifeste par le nom divin. Quand l'aspirant garde soigneusement en lui le mantra donné par le gourou et qu'il médite continuellement sur lui, le pouvoir spirituel se développe de plus en plus.

Le pur mental comme gourou

Qu'est-ce que cela veut dire? Comment le mental agit-il comme gourou intérieur ? L'esprit suprême, la source de toute connaissance, le maître de tous les maîtres, est toujours présent dans le cœur de chacun. Quand le mental est purifié par une vie morale, la prière, la méditation et d'autres disciplines spirituelles, il devient un canal pour l'écoulement de la connaissance divine. Il reçoit les conseils spirituels directement de l'instructeur des instructeurs. Quand le mental apprend à s'ouvrir à la vérité la plus haute, il peut recevoir des instructions de diverses sources.

Le Bhagavatam parle d'un avadhuta errant, un ascète capable d'accepter comme gourous auxiliaires les manifestations naturelles. Il apprend de la terre-mère le secret de la patience; de l'air le détachement éclairé (car l'air reste non affecté par les odeurs agréables ou mauvaises), il apprend du ciel à se libérer de toutes les limites, et ainsi de suite.

Frère Laurent, mystique du XVIIème siècle, passa sa vie dans la cuisine d'un monastère et n'en reçut pas moins l'illumination. À la vue d'un arbre dépouillé de ses feuilles, au milieu de l'hiver, Frère Laurent prit conscience que les feuilles réapparaîtraient, que les fleurs et les fruits reviendraient sur ses branches nues. Cela lui révéla la présence et le pouvoir de Dieu cachés au cœur de la création. L'éveil spirituel dont.il fit alors l'expérience le soutint tout au long de sa vie. Le pouvoir de Dieu repose caché en nous tous, attendant d'être éveillé. Nous devons découvrir en nous le centre de la conscience divine et réveiller le pouvoir endormi.

Bouddha demanda à ses disciples de suivre leur gourou intérieur après sa mort : « Soyez une lampe pour vous-mêmes » leur dit-il.

Mais nous devons prendre garde à ne pas nous abuser. Nous pouvons penser que notre mental est un bon gourou et que nous obtiendrons des instructions sur tout. Cependant nos propres désirs et nos pensées ne sont pas nécessairement d'inspiration divine. De tels dangers n'existent pas lorsqu'on reçoit les instructions d'un instructeur vivant. Peu à peu, l'intuition s'éveille par la bénédiction du gourou. Alors notre propre mental devient un gourou. L'instructeur le plus grand est, bien entendu, l'incarnation divine, capable d'apporter l'illumination à des milliers de personnes. Seuls des prophètes comme Jésus peuvent changer la destinée des gens. Jésus avait ce pouvoir et apportait la lumière divine à des simples pêcheurs qui atteignirent ainsi l'illumination par son seul toucher. Il avait aussi le pouvoir de transformer les âmes impures ou les pécheurs. Quand il leur disait : « Tes péchés sont pardonnés, ta foi t'a sauvé, va en paix », ils se sentaient immédiatement libérés de toute impureté.

Jésus lui-même passa par l'initiation. Le baptême dans le Jourdain l'atteste et il est écrit que « les cieux s'ouvrirent et l'Esprit Saint descendit comme une colombe et se posa sur lui ; et il entendit alors une voix qui disait : "Voici mon fils bien-aimé, dans lequel j'ai mis toute ma confiance". »

De nos jours, un nombre sans cesse croissant de personnes considèrent Sri Ramakrishna comme une incarnation. Lui aussi reçut l'initiation d'un instructeur humain avant d'entrer en fonction comme prêtre dans le temple de Kali. Lorsque l'instructeur prononça le mantra à ses oreilles, Ramakrishna poussa un grand cri et s'absorba en extase.

Son instructeur disait qu'il n'avait jamais rencontré un disciple comme Ramakrishna.

Sri Shankaracharya dit que les bénédictions du gourou sont niskraya. Cela signifie qu'il ne peut pas être payé en retour. Il n'y a aucun produit de remplacement sur la terre.

La Prashna Upanishad parle de six chercheurs de vérité qui allèrent à l'ermitage du grand sage Pippasada. Après avoir vécu avec lui pendant un an, ils allèrent trouver le gourou et lui posèrent leurs questions. Pippasada répondit de façon très satisfaisante. Débordant de gratitude, les disciples rendirent alors un culte au gourou et s'exclamèrent avec grande dévotion : « Vous êtes vraiment notre père qui nous a fait traverser cet océan d'ignorance pour aller jusqu'à l'autre rive ».=

Toute personne qui s'est assise aux pieds d'une âme illuminée ne peut s'empêcher de faire écho à ces paroles.

Salutations au Grand Gourou !

Salutations au Grand Gourou !


Swami Veetamohananda

Lieu

Centre Védantique Ramakrishna de GretzCarte
Lieu:
Centre Védantique Ramakrishna de Gretz
Route/rue:
64 boulevard Victor Hugo
Code postal:
77220
Localité/ville:
Gretz
Pays:
Pays: fr