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Noel à l'ashram

Evénement 

Noel à l'ashram
Titre:
Noel à l'ashram
Quand:
dimanche 24 décembre - lundi 25 décembre 19:00 - 18:00
Où:
Centre Védantique Ramakrishna de Gretz - Gretz
Catégorie:
Célébrations

Description

Noël à l'ashram

Le jour où Swami Vivekananda et tous ses frères disciples ont fait les vœux monastiques.

Noël est célébré avec le pasteur Hans Waller et Swami Veetamohananda.


24 décembre - veillée de noël :

19h : 

L'adoration de Jésus

Puja

Lecture de la nativité

Service du Seigneur par le pasteur Hans Waller (avec traduction française). Il travaille en freelance à Stuttgart (Allemagne), il a étudié Ev. Théologie à l'Université de Tübingen et la théologie protestante de Ludwig Maximilian Université de Munich. Vient au Centre védantique depuis de nombreuses années. Il chante et s'accompagne au piano.

20h:

Diner / Repas de fête - inscription pour le diner - par email: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou téléphone: 01 64 07 03 11

20h30 :

Lecture de la Bhagavad Gita - 2ème chap.

Lecture du Sermon sur la montagne

Remise des cadeaux


25 décembre : NOËL

10h30 : Puja - méditation

12h : Déjeuner

14h30 : Concert pour Noël



Pourquoi adorons-nous le Christ ?

Par Swami Veetamohananda


Rassemblons-nous tous dans la vaste adoration de l’avènement de l’un des Sauveurs de l’homme : Jésus-Christ ! Toutes les églises, tous les monastères, les couvents, les foyers, toutes les chancelleries, les auberges de bord de route, les humbles chaumières, les endroits imposants, les sommets des collines lointaines, les places de marché, les forêts solitaires, les voiliers, tout vibre du souvenir de Jésus ! A travers les chants grégoriens, à travers les émouvants chants de Noël, les chœurs du monde entier chantent avec ferveur Ses louanges.

« L’incarnation est toujours une et la même. Après s’être immergé dans l’océan de la vie, le Dieu unique se dresse à un endroit et est connu sous le nom de Krishna, et  lorsqu’après un autre plongeon, Il se dresse à un autre endroit, Il est connu sous le nom du Christ. » dit Ramakrishna.

Ce n’est pas pour attirer un quelconque soutien ou une quelconque sympathie que le Mouvement Ramakrishna relate son association mystique avec le Christ. C’est un fait que  Sri Ramakrisna a eu une vision du Christ à l’état de veille.

Le fils de l’homme l’a enlacé et a disparu dans son corps et Sri Ramakrishna est entré en samadhi, a perdu sa conscience normale et est resté identifié à l’Omniprésent Brahman avec attributs. Ayant ainsi atteint la vision de Jésus, Sri Ramakrisna n’a plus eu  le moindre doute et a su qu’Il était bien une incarnation de dieu.

L’expérience mystique de l’identité de deux Hommes-Dieu, peu importe la façon dont certains théologiens peuvent l’interpréter, prouve que l’incarnation est toujours une et la même. De plus, la ré-authentification du phénomène du Christ dans l’expérience de Sri Ramakrisna, n’a fait que valider à nouveau la présence vivante du Christ, si près de nous dans le temps.

Pour les adeptes de Ramakrishna, le Christ a toujours été une mine d’inspiration spirituelle vivante. Sri Ramakrisna avait montré son unité mystique avec le Christ. Peut-être est-ce la raison pour laquelle, bien que cela ait pu paraître une coïncidence, les moines disciples de Sri Ramakrishna ont prononcé leurs vœux de « sannyasa » la veille de Noêl en 1886. Cette coïncidence ne fut remarquée qu’une fois les vœux prononcés, et cela rendit heureux les jeunes moines qui sentirent alors que l’esprit du Christ était identique à leur aspiration.

Toute sa vie Swami Vivekananda a adoré le Christ. Dans ses pérégrinations à travers l’Inde en tant que moine errant, alors qu’il ne possédait presque rien, il ne se déplaçait pas sans une copie de la Bhagavad-Gîta et une de « L’Imitation du Christ » Sa merveilleuse dévotion pour le Christ s’est révélée de façon touchante lorsque, alors qu’on lui demandait de bénir une image de la Vierge de la chapelle Sixtine, il dit : "Moi, bénir ce portrait ! Si j’avais vécu en Palestine du temps de Jésus de Nazareth, je lui aurais lavé les pieds, non pas avec mes larmes, mais avec le sang versé par mon cœur ! »

Pouvons nous imaginer la profondeur du cœur du Swami ? A propos de cette parole de l’Evangile : «  Bénis sont ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu », le Swami a dit : «  Dans cette phrase se trouve l’essence de toutes les religions. Si vous avez appris tout ce qui a été dit dans le passé et tout ce qu’il  est possible de dire dans le futur, vous n’avez pas besoin de chercher ailleurs car tout est dit dans cette phrase et si toutes les autres Saintes Ecritures se perdaient, cette phrase à elle seule, pourrait sauver le monde."

Comme vous le savez, Swami Vivekananda n’était pas quelqu’un de sentimental. Pourquoi parlait-il du Christ et de son enseignement avec autant d’admiration ? C’est autour de la réponse à cette question que nous allons développer le sujet.

Ce qui est absolument certain, c’est que tout ce qu’il a dit, il l’a dit avec sérieux et sincérité. Ce n’était pas simple prétention, ni l’attitude d’un opportuniste. Nous n’ignorons pas que Vivekananda est considéré comme le plus grand maître du Védanta des temps modernes. Ce qu’il prêchait, il le mettait en pratique dans sa vie. S’il avait tant de dévotion pour le Christ, c’est parce que le Christ représentait dans sa vie et son enseignement les points essentiels du Védanta.

Il se peut que vous ignoriez que la Chrétienté est apparue en Inde bien avant d’arriver à Rome. Les reliques de Saint Thomas y sont encore intactes aujourd’hui. De plus, il est prouvé que Jésus a vécu en Inde. Nous pouvons dire que le Christ et ses enseignements sont proches du monde religieux indien. Nous pouvons même dire qu’il était oriental.

Né charpentier à Nazareth, il ne possédait rien. Il ne réclamait rien pour lui-même. Il n’a pas réuni une armée. Il ne s’est pas battu. Il n’a vaincu personne. Il ne prit pas place sur un trône d’or et on n’allumera pas de lampes pour lui. Aucune trompette ne résonna en son honneur. Silencieusement, avec douceur et amour, il développa un esprit indomptable et fit preuve de la force de caractère d’un chercheur indépendant de la vérité, d’un prophète et d’un pédagogue. Son esprit curieux s’appliquait à épurer les dogmes usés à la lumière de la foi et de la raison. Comme vous le savez, à l’age de douze ans, il prenait part à des discutions profondes avec des hommes cultivés de Jérusalem. Par son entendement et la pertinence de ses questions n’a t-il pas étonné tous ceux qui l’ont entendu ?

Essayons de comprendre la raison secrète pour laquelle il a été adoré pendant des siècles dans le monde entier et pourquoi il est encore adoré aujourd’hui par tant de monde. Il rayonnait d’amour et de grâce. Il représentait l’essence même du Védanta, et au cours des siècles cet idéal védantique s’est développé jusqu’à nos jours. Et qu’en est l’idée de base ? L’idée de base a toujours été celle-ci : Dieu est le fait suprême et cette suprématie de Dieu est exposée dans le Védanta d’une manière qui a toujours capté l’attention des esprits pensants.

Sri Ramakrishna qui avait réalisé la vérité sur Dieu réalisa du même coup l’identité de l’âme et de Dieu. Lorsqu’il pratiqua d’autres religions que l’Hindouisme, il arriva à la même conclusion : « La Réalité est Une. Les sages lui donnent différents noms. Autant de croyances, autant de chemins. » Quand tout a été dit et fait, il reste l’ultime réalité. La réalité de Dieu. C’est autour de cette réalité qu’ont tourné et évolué toutes les pensées, toutes les prières, toutes les cultures et toutes les civilisations.

L’idéal du Védanta peut se résumer en deux mots : « La Renonciation et le Service » La renonciation délibérée, c’est à dire ce mouvement constant du mental et de l’esprit qui aspirent à l’état le plus pur. Ces choses que l’ont désire, dont on s’empare avec tant d’enthousiasme, et auxquelles on tient au cours des années de formation, ces choses-là, sont abandonnées et écartées plus ou moins rapidement tandis que les années passent. Elles perdent de leur importance. Et c’est cela avancer vers la perfection. Cela implique la renonciation. Tendons vers cette renonciation, et aidons les autres sur le glorieux chemin ; c’est le service le plus élevé.

A l’age de trente trois ans le Christ a tracé ce chemin. Il a donné l’exemple à la fois de la renonciation et du service au plus haut degré. Il a suivi ces deux principes jusqu’au bout-jusqu’au sacrifice.  La loi la plus élevée et la meilleure de l’univers est la loi du sacrifice. C’est sur cette loi que repose l’humanité. Cela dévoile la vérité essentielle selon laquelle nous ne vivons pas séparés de l’Esprit Universel. Même l’Esprit Suprême et la création de l’univers qui en découle se présente comme un sacrifice de la part de l’Etre Suprême. Le plus grand pouvoir qui existe dans l’univers est celui du total don de soi. Et cela le Christ l’a merveilleusement illustré. Il restera toujours l’une des merveilles les plus étonnantes du monde. Le sang sur la Croix ne cesse jamais de couler car le don de soi du Christ n’est pas inscrit dans le temps mais dans l’Eternité.

Tous les yogas sont des moyens de purification du mental. Tous nos chemins, tous nos efforts conduisent à cette purification du mental. C'est le mental purifié qui conduit à la réalisation du Suprême. C’est ainsi que l’enseignement du Védanta nous guide. Le Christ a représenté dans  sa vie et son œuvre cet enseignement le plus élevé du Védanta. Il nous transmet son message par sa vie et son sacrifice. Ne sentez vous pas l’intensité et l’immensité de la vie du Christ lorsque vous lisez la Bible ? Ne sentez vous pas le divin en lui ?

Ce qui nous étonne le plus chez le Christ c’est, premièrement, sa perfection sur le plan de l’éthique, et de la morale, et deuxièmement sa faculté d’être inlassablement au service des hommes et de son suprême don de soi pour la rédemption de l’humanité.

Ses enseignements, comme lui-même, sont extrêmement simples et pourtant profonds.

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit. »

« Aime ton prochain comme toi-même ! »

« Tu ne peut servir à la fois Dieu et Mammon »

Les impératifs spirituels qu’il enseigne sont clairs comme de l’eau de roche : « Aies foi en Dieu car Dieu existe », «  Adore le Seigneur ton Dieu et ne sers que lui. », « Repens-toi car le Royaume est proche. », « Voyez ! le Royaume de Dieu est à l’intérieur de vous », « Recherchez d’abord le royaume de Dieu et tout le reste vous sera donné. », « Demandez et on vous donnera. », « Cherchez et vous trouverez », «  Frappez et on vous ouvrira », «  Ne jugez pas de crainte d’être jugés »

Comme nous l’avons déjà mentionné, cette pureté du cœur est l’essentiel de ce que nous devons chérir et de ce qui est contenu dans la parole du Christ : « Bénis soit ceux qui ont le cœur pur car ils verront Dieu. » L’essence de la vie spirituelle est d’avoir le cœur pur et de réaliser Dieu. Le Christ a ouvert la voie directe qui va de l’homme à son propre Dieu. Il a dit : « Vous êtes le sel de la terre, la lumière du monde. Soyez donc parfaits comme votre Père qui est au Cieux. »

Ne voyons-nous pas que cet enseignement est en parfaite harmonie avec l’idéal védantique : le divin dans l’homme et sa nature perfectible.

La famille humaine ne cesse de s’approcher d’une crise historique et les problèmes du monde semblent de plus en plus difficiles. Le crime, la pauvreté, la cupidité, la violence et la guerre, la sensualité, la saleté, la  maladie et la pollution ne sont plus contrôlés. Seul un Messie tel que Jésus peut ralentir la rapide descente vers l’anéantissement. Le Messie doit être perçu dans le cœur de chacun. Si la science et la technologie ne prennent pas en compte la dimension spirituelle de l’homme, rien ne pourra arrêter l’inexorable dérive qui peut mener au désastre. La ruine ne peut être prévenue que si l’intérêt personnel laisse la place à l’esprit de service et si l’homme se reconnaît dans son frère et son voisin. L’Unicité de l’Existence de Dieu, la Divinité dans l’homme, voici les enseignements principaux du Védanta et qui ont été aussi ceux du Christ. Pensez -vous comme moi qu’il soit très urgent que le sentiment de fraternité se développe dans un monde de multiplicité ?

Le Christ a enseigné que, à moins de nous départir de notre orgueil, notre suffisance et notre égo, nous ne connaîtrons pas Dieu. Et ceci s’applique aussi bien aux individus qu’aux sociétés. La belle et merveilleuse vie divine de Jésus donne aussi un sens à notre vie. Si notre vie semble stupide, absurde et vide de sens, cela est dû au fait que nous avons ignoré notre héritage divin. Il nous faut avoir la foi et la confiance d’un petit enfant si nous voulons redécouvrir un sens à notre vie et être bénis et heureux. Toute notre modernité aride sans la pureté du cœur et notre vain savoir dénué d’humilité de l’esprit, nous ont conduits au bord du précipice et menacés de sombrer dans un malheur total. Mais tout n’est pas perdu si bous revenons à la simplicité du cœur. Dans l’univers, nos pires ennemis ne sont autres que nous-mêmes. Au lieu de nous auto-détruire, pourquoi ne décidons nous pas de nous sauver nous-mêmes ? Jésus nous a révélé le secret : « A moins que vous ne vous convertissiez et ne deveniez comme des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume. »

L’esprit saint du Christ n’a cessé et ne cesse de travailler. Avec beaucoup de labeur et de différentes façons il a éssayé de révélé la grâce divine. En priant des nuits entières, en servant les gens des jours entiers, allégeant leurs souffrances et leur chagrin, soignant les infirmes, rendant la vue aux aveugles, donnant à boire aux assoiffés, à manger aux affamés et l'inspiration spirituelle aux chercheurs. Il a élevé les âmes, guéri les malades, réalisé ce qu’on appelle des miracles. Mais pour lui ce n’était pas des miracles. C’était les manifestations de sa foi et de son amour intenses, sa profonde miséricorde, sa confiance totale en Dieu.

A travers les mouvements de ses mains, les souhaits émis dans son esprit, les mots sortis de sa bouche, Dieu a accompli son œuvre sur terre. Il ne vivait pas séparé de son Père Céleste. Sans aucun doute, le Christ de l’époque fut Crucifié, mais de cette crucifixion est sorti le Christ glorieux.

La vie du Christ est elle-même son propre message. Bien que peu de détails soient connus de sa vie, son immense présence vivante est ressentie dans le monde entier. Il incarne glorieusement, dans sa vie, les principes permanents du Védanta.

Il a démontré que l’abandon total de soi pour la rédemption des autres était la loi la plus élevée de l’univers : L’amour de Dieu pour les hommes. Sa compassion était illimitée. S’il n’y avait cette divine compassion pour les hommes à travers le Christ, une bonne partie du monde serait dans l’obscurité. Non pas qu’il n’en soit pas ainsi à l’heure actuelle. Mais alors, ce n’est pas la faute de Dieu, mais celle des quantité d’hommes et de femmes qui refusent de s’ouvrir à la lumière ! Le Christ a dit : « Ecoutez je suis à la porte et je frappe. Si quelqu’un m’entend et ouvre la porte, je viendrai à lui et je souperai avec lui et lui avec moi. » C’est la promesse de Dieu aux hommes à travers le Christ- le messager de la promesse divine. Vous pouvez dire que ces enseignements sont contraires au monde en progrès et que le monde change si vite ! C’est vrai, dans l’absolu, vous ne pouvez pas transformer le monde toujours changeant, mais vous pouvez vous transformer vous-même, ce qui est absolument nécessaire pour vous adapter au monde changeant. Lorsque quelqu’un change pour le meilleur, le monde entier change aussi pour le meilleur en ce qui vous concerne. C’est un fait scientifique         .

Du "Aime ton prochain comme toi-même" émanent toutes les obligations sociales et autres –toutes les vérités de la vie-La droiture seule ne suffit pas. La justice doit être agrémentée d'amour.

Tous nos sages ont dit en substance : remplacez vos convictions par une conviction de justice, de compassion, d'amour et de paix. Nous sommes tous frères, les enfants indépendants du même Père. Comme le Christ, tous les grands maîtres ont enseigné le pardon. Il ne peut y avoir aucun progrès spirituel, ni même de progrès social si nous ne pardonnons pas. Pardonnez aux autres sans restriction, car si on ne vous pardonne pas vos transgressions, vous ne pouvez pas vivre. C'est pourquoi le Christ a enseigné : "De même que vous jugerez, vous serez jugés et ceci dans les mêmes proportions".

Le Christ a insisté sur le fait que la prière est un moyen de communier directement avec Dieu qui nous écoute, Dieu qui est plein de sollicitude envers nous et qui nous attend. Mais il a aussi mis l'accent sur l'importance de prier correctement. Il nous a mis en garde contre la prière des hypocrites qui prient pour se faire bien voir et contre les prières machinales qui ne sont que de vaines répétitions. Il a enseigné des prières secrètes venant du cœur et dites avec l'art de cultiver la présence de Dieu. Et il nous a assuré que le seigneur écoute nos prières.

Sri Ramakrisna dit : « le Seigneur qui entend marcher une fourmi n’entendrait-il pas notre prière ? » Le problème ne se pose pas avec  les prières qui restent sans réponses, mais avec les prières qui amènent des réponses. Car Il donnera sûrement infiniment. Aussi, faites très attention à ce que vous lui demandez car il se peut que nous lui demandions des choses qui ensuite deviendront des contraintes, comme des boulets que nous traînons. Il se peut qu’on nous accorde quelque chose qui puisse causer notre perte. Aussi, priez avec discernement. « Tout ce que vous avez à faire est de prier, dit un saint Soufi. Et ensuite, c’est au Tout Puissant d’exaucer ou non votre prière. Car Il sait mieux ce qui est le meilleur pour vous. Dans Sa grande sagesse Il refuse beaucoup de choses qu’on  Lui demande pour éviter notre perte »

Jésus enseigna l’humilité à travers l’exemple qu’il nous a donné. Il a lavé les pieds de ses disciples. Ainsi il a glorifié l’homme car, dit-il, : « Vous êtes la lumière du monde. » C’est un hommage rendu à l’homme par Dieu. Lorsque quelqu’un tombe aux pieds du Seigneur en toute humilité, Celui-ci l’élève. Le Christ demandait d’être simple et sincère dans l’adoration. Ceux qui faisaient preuve de suffisance et d’hypocrisie dans leur piété le repoussaient et il se montrait sévère envers eux. Ce qui comptait le plus pour lui, c'était la sincérité dans le culte. Le Christ priait pour tous. Il priait même pour ceux qui le persécutait : « Père, pardonnez leur,  car ils ne savent ce qu’ils font » Que dire de l’efficacité de cette prière ? Lorsque la prière exprime le désir secret de voir le persécuteur sauvé, cela rétablit véritablement la droiture sur la terre. Alors qu’il était sur la croix, le Christ a prononcé une prière si émouvante ! La franche loyauté qu’il a revendiquée à travers les siècles est en grande partie l’œuvre de cette prière. Comment pouvons-nous refuser notre amour le plus profond à celui qui a prié dans les pires souffrances ?

Tous les sages qui avaient la connaissance directe de Dieu ont attaché beaucoup d’importance à la prière. Car la prière est la forme la plus simple et la plus directe d’adoration. Elle ouvre facilement les portes de la divine compassion.

Dieu nous appartient. Et nous lui appartenons, quelque corrompus que nous soyons : car si une brebis s’est perdue, le ciel se réjouit lorsqu’elle rentre à la maison. Les portes de la demeure du Père sont toujours ouvertes, attendant le retour de l’enfant prodigue.

Le Christ a ressenti si fort la réalité de Dieu et la nécessité de la Présence de Dieu dans la vie de l’homme qu’il est devenu le prédicateur le plus intransigeant envers toutes sortes d’impostures et de commerces religieux. Donc, envers ceux qui ont fait commerce de la religion, qui ont conspiré contre lui et l’ont tué, crucifié. Et le résultat a été explosif : le Christ s’est répandu partout, avec une telle puissance et une telle promesse, qu’aucune force sur terre n’a pu l’arrêter.

Tandis que le Christ était encore cloué sur la croix, le sang tombant goutte à goutte sur le sol, le prêtre supérieur et scribes se moquèrent : «  Il a sauvé les  autres et il ne peut pas se sauver lui-même. » Qu’elle ironie du sort saisissante : cette incapacité divine du Tout-Puissant ! Les prêtres ne se doutaient pas à quel point leurs paroles étaient vraies ! Le sauveur ne peut pas se sauver lui-même : la loi la plus élevée de l’Univers, celle du sacrifice, l’interdit. Il doit mourir pour que les autres vivent. Il doit donner sa vie pour les autres.

La crucifixion était le point culminant du don de soi. Celui qui pouvait calmer les eaux d’une réprimande, qui pouvait marcher sur les eaux, ramener les morts à la vie, donner la vue aux aveugles, l’audition aux sourds, qui pouvait à volonté réaliser des miracles, qui savait qui le trahirait, aurait pu facilement échapper à la crucifixion. Mais il n’en à pas voulu ainsi.

Personne ne peut séparer le Christ du message de la Croix en tant que symbole du suprême sacrifice, ni le dissocier de ses paroles en tant que : Verbe Divin. Puisque cela dépasse l’homme, le futur de l’homme n’est pas condamné. Mais si nous voulons survivre et vivre un futur qui a du sens, cela ne peut être atteint que par une transformation de l’homme vers plus de qualité. Dans le futur il ne sera plus important de savoir à qu’elle religion nous appartenons, mais si nous sommes purs de cœur, si nous aimons Dieu et l’homme.

Le message donné par la vie du Christ est l’application la plus évidente du Védanta !

Adorons tous ce grand message que le Christ a incarné!

Swami Veetamohananda

Lieu

Centre Védantique Ramakrishna de GretzCarte
Lieu:
Centre Védantique Ramakrishna de Gretz
Route/rue:
64 boulevard Victor Hugo
Code postal:
77220
Localité/ville:
Gretz
Pays:
Pays: fr